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Courir à Paris

Courir au bois de Vincennes : boucles, terrains et repères pratiques

Le bois de Vincennes est le terrain d'entraînement de tout l'est parisien. On y vient pour un footing de trente minutes autour d'un lac comme pour une sortie longue de deux heures sans croiser une voiture.

4 min de lecturePublié le 17/10/2026

Lumière du matin à travers les arbres d'un sous-bois herbeux
Un matin de printemps dans le bois de Vincennes.

Un bois grand comme un arrondissement

Avec près de 995 hectares, le bois de Vincennes est plus étendu que bien des arrondissements de Paris. Il est rattaché à la ville, mais s'étend jusqu'aux portes de Vincennes, Saint-Mandé, Charenton, Joinville et Nogent. Ancien domaine de chasse royal, il a été transformé en promenade publique sous le Second Empire : c'est de cette époque que datent les lacs, les rivières artificielles et le dessin de la plupart des allées.

Pour un coureur, cela se traduit par une grande variété de surfaces. Les routes goudronnées permettent de tenir une allure régulière ; les chemins stabilisés, plus souples, conviennent aux sorties longues ; les sentiers forestiers, plus irréguliers, font travailler les chevilles et changent la façon de poser le pied.

Par où entrer

  • Porte Dorée (métro ligne 8) : à deux pas du lac Daumesnil, le point de départ le plus fréquenté.
  • Château de Vincennes (métro ligne 1, RER A à Vincennes) : accès direct au nord du bois, vers le lac des Minimes et le château.
  • Liberté ou Charenton-Écoles (ligne 8) : pour rejoindre le sud du bois et le lac de Gravelle.
  • Depuis la Bastille, on peut aussi arriver en courant par la Coulée verte, ce qui ajoute une bonne demi-heure d'échauffement.

Trois boucles pour commencer

Le tour du lac Daumesnil. Un peu plus de deux kilomètres, presque plat, avec des îles reliées par des passerelles. C'est la boucle des débutants, des reprises et des fins de séance : on peut s'arrêter à tout moment et repartir.

Gravure ancienne : un lac entouré de grands arbres, un rocher et des promeneurs au bord de l'eau
Le lac de Gravelle dans le bois de Vincennes, gravure du XIXe siècle. Le lac est perché sur le plateau de Gravelle, au sud du bois.

Le lac des Minimes et le nord du bois. Plus calme, plus ombragé, avec des allées en sous-bois qui partent dans toutes les directions. En enchaînant le tour du lac et les routes forestières vers le château, on construit sans peine une sortie d'une heure.

La grande boucle. En reliant les lacs Daumesnil, des Minimes et de Gravelle par les routes du bois, on dépasse facilement la dizaine de kilomètres. Le plateau de Gravelle apporte un peu de dénivelé, rare à Paris : de quoi préparer les côtes d'un premier trail ou celles de Paris-Versailles.

Les routes fermées et les jours d'affluence

Certaines routes du bois sont fermées à la circulation le week-end et les jours fériés, ce qui en fait un terrain apprécié des coureurs et des cyclistes. Les jours de grand beau temps, les abords du lac Daumesnil et du Parc floral sont très fréquentés : on préférera alors les allées du nord ou de l'est. Le bois accueille aussi des événements (fêtes foraines saisonnières, courses, concerts) qui modifient les accès ; un coup d'œil aux panneaux suffit en général.

Chemin qui se sépare en deux sous une voûte d'arbres sombres
En sous-bois, les allées se croisent : un plan téléchargé à l'avance évite les détours.

Repères pratiques

  • Le bois est ouvert jour et nuit, mais très peu éclairé : après la tombée de la nuit, on se contente des abords des lacs les plus fréquentés, ou on court en groupe avec une lampe frontale.
  • Les allées cavalières sont réservées aux chevaux : on court à côté.
  • Les cyclistes roulent vite sur les routes fermées : on reste sur le bord, et on évite la musique à fort volume.
  • En hiver, les sous-bois deviennent boueux ; les routes et les chemins stabilisés restent praticables.

Le bois au fil des saisons

Au printemps, les sous-bois reverdissent et les allées sèchent : c'est la meilleure saison pour explorer les chemins forestiers du nord et de l'est. En été, l'ombre des grands arbres rend le bois bien plus supportable que les quais ; on y court tôt, avant que la chaleur ne s'installe, et on emporte de l'eau. À l'automne, les tapis de feuilles cachent parfois les racines : on lève un peu plus les pieds. En hiver, la nuit tombe avant 17 h et les chemins de terre deviennent gras ; les routes goudronnées et le tour des lacs restent les valeurs sûres, de préférence à la mi-journée le week-end.

Quelle que soit la saison, un parcours connu, une montre ou un téléphone pour se repérer, et une heure de retour annoncée à un proche rendent les sorties longues plus sereines.

L'est parisien, terre de coureurs

Le bois n'est pas seulement un terrain de jeu pour le dimanche. On y croise des groupes d'entreprise à midi, des clubs le soir, des marcheurs nordiques le matin (voir débuter la marche nordique), et beaucoup de coureurs du 12e et du 20e arrondissement qui y viennent en courant depuis chez eux.

Gravure ancienne : un obélisque élancé dans une clairière du bois, avec des promeneurs à son pied
La pyramide du bois de Vincennes, gravure de Jules Gaildrau. Un repère que les coureurs du sud du bois connaissent bien.

Récupérer, côté est

Une sortie longue au bois se termine souvent par un retour à pied, en métro ou en courant par la Coulée verte. C'est le bon moment pour boire, puis pour prévoir un vrai repas dans l'heure ou les deux heures qui suivent : un plat de féculents, une source de protéines, des légumes. Les détails, et ce qui compte les jours suivants, sont dans récupérer après l'effort.