Carnet de Foulées est un site d'information indépendant : aucun lien avec la Fédération française d'athlétisme, ses ligues ou ses clubs, ni avec l'ancien éditeur de ce nom de domaine. Il n'organise aucune course et ne vend ni séjour, ni stage, ni dossard.

Carnet de Foulées

Course à pied · trail · marche nordique
pour celles et ceux qui ont repris le sport à l'âge adulte

Accueil › Berlin

Courir ailleurs

Berlin, ville d'athlétisme : le stade olympique, le marathon et les grands espaces

Peu de villes européennes respirent autant l'athlétisme que Berlin. Un stade chargé d'histoire, un marathon parmi les plus rapides du monde, et une ville où l'on peut courir des heures sur d'anciennes pistes d'aéroport ou le long de l'ancien Mur.

4 min de lecturePublié le 17/10/2026

Façade monumentale du stade olympique de Berlin au crépuscule, avec ses piliers de pierre
Le stade olympique de Berlin, construit pour les Jeux de 1936 et rénové au début des années 2000.

Le stade olympique et sa piste bleue

Construit pour les Jeux olympiques de 1936, le stade olympique de Berlin est l'un des monuments les plus chargés d'histoire du sport mondial. Il a été profondément rénové au début des années 2000 : la toiture couvre désormais les tribunes, et la piste d'athlétisme a été refaite en bleu, une couleur rare qui le rend reconnaissable au premier coup d'œil.

C'est dans ce stade qu'ont eu lieu les championnats du monde d'athlétisme de 2009, restés célèbres pour les records du sprint. Et c'est là, du 7 au 12 août 2018, que se sont tenus les championnats d'Europe d'athlétisme, avec les épreuves sur piste et les concours dans le stade, et les épreuves sur route en centre-ville. Beaucoup de spectateurs français avaient alors fait le déplacement pour suivre l'équipe de France.

Le stade accueille encore régulièrement des meetings d'athlétisme de haut niveau. Pour un coureur amateur de passage, assister à une réunion dans ces tribunes est une façon simple de voir l'athlétisme autrement qu'à la télévision.

Le marathon de Berlin

Chaque automne, généralement à la fin du mois de septembre, le marathon de Berlin réunit plusieurs dizaines de milliers de coureurs. Son parcours est plat, avec de longues avenues et peu de virages serrés, ce qui explique les nombreux records du monde qui y ont été établis. Le départ et l'arrivée se trouvent dans le quartier du Tiergarten, et les derniers mètres passent sous la porte de Brandebourg : un final que les participants décrivent souvent comme l'un des plus émouvants des grands marathons.

Pour un premier marathon à l'étranger, Berlin a des atouts : la météo de fin septembre est souvent fraîche, les ravitaillements sont nombreux, et la ville se visite facilement à pied les jours suivants. Il faut en revanche anticiper : les places partent vite et les hébergements proches du départ sont pris d'assaut. La préparation, elle, ne change pas : voir préparer son premier marathon.

Courir à Berlin quand on est de passage

Tempelhof, l'aéroport devenu parc

L'ancien aéroport de Tempelhof a fermé en 2008. Ses pistes, longues de plusieurs kilomètres, sont aujourd'hui ouvertes au public : on y court, on y fait du vélo, du roller, et même du cerf-volant. Le terrain est parfaitement plat et dégagé, ce qui en fait un endroit rêvé pour une séance d'allure régulière, à condition d'accepter le vent qui balaie souvent la plaine.

Ancienne piste d'aéroport en béton au crépuscule, avec la tour radar et le terminal au loin
La piste de Tempelhof au coucher du soleil : plusieurs kilomètres sans un feu rouge.

Le Tiergarten et les bords de la Spree

Le Tiergarten, grand parc du centre, offre des allées ombragées et des boucles de cinq à dix kilomètres à deux pas de la porte de Brandebourg. Les berges de la Spree permettent de prolonger la sortie vers l'est, le long des quartiers gouvernementaux.

Le chemin du Mur

Le chemin qui suit l'ancien tracé du Mur de Berlin fait le tour de l'ancien Berlin-Ouest sur plus de 150 kilomètres. Personne ne le court d'une traite, mais certaines portions urbaines, balisées et jalonnées de panneaux d'histoire, font de très belles sorties de découverte.

Grande étendue d'herbe au premier plan et silhouette de la tour de télévision de Berlin à l'horizon
Depuis le champ de Tempelhof, la tour de télévision sert de repère à l'horizon.

Quand y aller

La belle saison berlinoise court de mai à septembre : journées longues, parcs pleins, terrasses au bord de l'eau. C'est aussi la période des grandes réunions d'athlétisme au stade olympique et, en fin de saison, du marathon. Les mois d'hiver sont froids et sombres, mais la ville reste agréable à courir pour qui aime les matins givrés et les parcs presque vides. Au printemps, les arbres du Tiergarten et les pelouses de Tempelhof reprennent des couleurs, et les sorties matinales le long de la Spree sont souvent les plus belles de l'année.

Les transports en commun desservent bien le stade olympique, Tempelhof et le Tiergarten : on peut sans peine enchaîner une sortie, une visite et une soirée au stade dans la même journée.

Quelques conseils pour un voyage de coureur

  • Partir avec ses chaussures habituelles, jamais avec une paire neuve.
  • Garder les mêmes horaires de repas les jours qui précèdent une course, autant que possible.
  • Prévoir une sortie de décrassage très courte le lendemain de l'arrivée, pour reconnaître le terrain et se dégourdir les jambes.
  • En été, courir tôt : les grandes avenues chauffent vite.

Et plus près de chez soi

Berlin fait rêver, mais la plupart de nos sorties se font à deux pas de la maison. Pour les coureurs parisiens, la rubrique Courir à Paris rassemble les meilleurs terrains de la capitale, et pour qui cherche le soleil en plein hiver, voir partir en stage de course à pied.